Suricats Consulting https://www.suricats-consulting.com Tue, 18 Jan 2022 08:04:48 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.8.3 https://www.suricats-consulting.com/wp-content/uploads/2017/07/cropped-Logo-1couleur-gris-01.png Suricats Consulting https://www.suricats-consulting.com 32 32 Meetup « Réconcilier handicap et numérique » https://www.suricats-consulting.com/inclusion-handicap-numerique-faarh/ Wed, 05 Jan 2022 14:16:06 +0000 https://www.suricats-consulting.com/?p=15799
Compte rendu de notre dernier meetup organisé le 9 décembre dernier à Toulouse dans les locaux de Digital 113.
Ou si vous préférez regarder le replay vidéo, c'est juste à côté 😉

Chez Suricats, nous nous considérons comme un collectif engagé : en cours de certification Bcorp, l’inclusion est un sujet qui nous tient particulièrement à cœur.

Il est également dans notre ADN d’aider les entreprises en les guidant vers des modèles et des pratiques responsables et c’est pour cela que nous échangeons depuis plusieurs mois avec FAARH, entreprise de conseil spécialisée dans l’intégration de salariés en situation de handicap.

En effet, face au développement et à l’évolution constante des outils numériques, l’idée nous est venue de trouver un compromis entre (1) d’un côté l’expertise de Suricats Consulting dans le digital et (2) de l’autre l’expérience et les connaissances de FAARH sur l’accompagnement des situations de handicap.

À travers ce Meetup, Jean-François Giner –  directeur de FAARH – et Claire de Ponsay –  consultante designer au sein de Suricats Consulting – nous ont expliqué leur approche dans chacune de leurs expertises. Leurs points de vue ont été complétés par l’intervention de Christelle Monier qui nous a présenté comment Covirtua, entreprise concevant des thérapies cognitives innovantes, réinvente la prise en charge des patients grâce à sa solution innovante.

L’entreprise FAARH

FAARH existe depuis près de 10 ans et intervient dans les entreprises pour apporter un éclairage sur ce qu’est le handicap.

L’entreprise travaille sur des thématiques qui touchent à la diversité sous la forme de formation, des interventions auprès des managers ou des équipes, de conseil autour du management au quotidien.

Mais finalement qu’est-ce que le handicap ?

Beaucoup d’idées reçues biaisent notre perception de ce qu’est une personne en situation de handicap : “le handicap, ça se voit bien”, “Il n’est pas en fauteuil roulant, pourtant”, “c’est souvent de naissance”.

Sachez que 80% des handicaps ne se voient pas, et environ 85% des handicaps surviennent au cours d’une vie.
Jean-François Giner nous a donné une définition de ce qui constitue un handicap :

“ Toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, mentales, sensorielles cognitive ou psychique, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant. ”

Le Handicap c’est finalement un état de santé impactant directement la vie professionnelle et personnelle.

Pour FAARH ce qui est important ce n’est pas la pathologie, mais plutôt comment faciliter la vie quotidienne des personnes en situation de handicap et donc mettre en place les bons outils.

Aujourd’hui, nous pouvons faire un constat de l’hyper-présence du numérique dans notre écosystème de vie actuelle : vie professionnelle (courrier électronique, outils de réalité virtuelle), formations (mise en situation, enseignement à distance), démarches pratiques (dématérialisation croissante de services administratifs) ou encore dans les loisirs et les activités sociales.

Cependant, l’hyper présence du numérique et cette forme de « naturel » posent problème et doivent aujourd’hui être questionnées.

Jean-François Giner soumet l’idée qu’il est possible, en réfléchissant à la manière de s’adapter aux situations de handicap, d’ouvrir le champ des possibles pour préparer l’avenir. La généralisation et l’adaptation passent par une réflexion que l’on doit avoir de nos usages du numérique permettant de lever les difficultés de chaque utilisateur quelles que soient les situations.

Suricats, FAARH et le Design Inclusif

C’est donc pour répondre à ces problématiques que Claire explique la démarche du Design Inclusif chez Suricats, qui prend en compte ces situations particulières.

Cette notion s’inspire de la méthodologie du Design Thinking : une méthodologie de conception qui permet de prendre en compte les sujets qui touchent les caractéristiques personnelles (poids, taille…), situation, infrastructures…

Lorsque l’on parle de Design Inclusif, il s’agit donc de penser et concevoir des produits, services ou encore des processus qui puissent être utilisés par le plus grand nombre de personnes possibles en prenant en compte toute l’étendue de la diversité des situations. Il s’agit donc de réfléchir à des cas extrêmes comme une situation de handicap ou des caractéristiques personnelles (ex. âge, aptitudes, environnement de travail…).

Designer de manière inclusive c’est une réflexion autour de nombreux sujets tels que :

Situations vs design inclusif

Concrètement, le Design inclusif permet d’améliorer l’expérience utilisateur pour tous.

Mais pour quelles raisons pourrions-nous adopter cette démarche ?

  • Faciliter et améliorer l’expérience utilisateur pour tous : elle permet de s’adapter à tout type de public.
  • On dit que la méthode est aussi une source d’innovation par la contrainte, qui permet d’imaginer des produits ou services pour des publics spécifiques et qui par la suite rentreront dans le quotidien de tous. Prenons des exemples concrets : les trottoirs bateau, le SMS, le sous-titrage des films.
  • Se mettre en conformité avec la loi.
Exemples d’usages conçus pour des cibles extrêmes
Exemples d’usages conçus pour des cibles d'utilisateurs "extrêmes".

Les 5 phases du Design Inclusif

Phase 1 : L’empathie.

C’est la période où l’on va aller à la rencontre des utilisateurs. On va chercher à élargir la cible prendre en compte tous les usages (handicap notamment). Par exemple : suivre quelqu’un qui fait ses courses au rayon « vrac » (un projet sur lequel Suricats a récemment travaillé).

Phase 2 : La définition.

On tente de poser le problème grâce à un outil que l’on appelle la persona, personnage fictif qui rassemble toutes les caractéristiques de la cible d’utilisateurs visés. Dans la démarche du Design Inclusif, nous prenons les personae extrêmes pour élargir la vision des problèmes que peuvent rencontrer les utilisateurs.

Phase 3 : L’idéation.

C‘est la phase de créativité. Les travaux de cette phase prennent la forme d’ateliers animés de façon ludique avec des cartes de situations (contraintes liées à l’environnement ex. bruit, espace réduit, handicap quelconque…). Ces cartes que l’on pioche nous permettent de réfléchir à la question : “Comment pourrais-je proposer une solution adaptée à ce type de situation ?”

Phase 4 : Le prototype.

C’est le moment où l’on rend concret notre projet de solution en s’entourant des experts de la conception produit (ou de service). En sortie de cette phase : un prototype de la solution retenue dans la phase précédente. Le prototype peut prendre la forme d’un objet, d’un storyboard, d’une maquette …

Phase 5 : Les tests.

C’est à ce moment-là que l’on teste si la solution imaginée est vraiment inclusive ou non. Comment ? En soumettant le prototype à un groupe d’utilisateurs représentatifs de nos personae de départ. La boucle est bouclée.

Intervention de Christelle présidente et co-fondatrice de COVIRTUA Healthcare

Vidéo de présentation de CoVirtua Cognition

L’objectif des professionnels de santé et de rééducation est de permettre aux patients atteints de troubles neurologiques un transfert des acquis dans la vie quotidienne : les fonctions cognitives travaillées en séance se traduisent par une amélioration des performances en dehors de ces séances et donc dans la vie quotidienne du patient.

Illustrons ce processus par un exemple. Un patient qui a subi un AVC doit être capable de penser à aller faire des courses, à gérer son budget, organiser un déplacement… Mais malheureusement, la prise en charge des patients n’est pas satisfaisante car cette dernière n’est faite que pendant les séances de rééducation.

Il faut trois conditions pour qu’un patient transfère les acquis d’une séance dans sa vie quotidienne :

  • Mises en situation réalistes de son quotidien
  • Personnalisation de l’activité en fonction des réactions du patient
  • Intensivité des soins

C’est pour répondre à ces trois conditions que Christelle et ses associés ont créé une solution numérique de remédiation cognitive qui permet la rééducation immersive, personnalisée et accessible partout et en continu. L’outil numérique permet également l’interaction avec le patient et le professionnel.

Démode la solution CoVirtua Cognition - Activité "Les courses"

Covirtua a pour ambition de s’adresser à une cible large et à adapter son outil à plusieurs types de handicaps puisque tous les patients n’ont pas la même capacité à utiliser cette plateforme.

C’est à la technologie de s’adapter au patient et non l’inverse. Cette adaptation passe par le fait de remonter les besoins et les limitations des utilisateurs afin que l’outil ne laisse personne sur le bord de la route.

Pour conclure

Nous remercions tous les intervenants de nous avoir éclairé sur des sujets qui nous tiennent à cœur chez Suricats Consulting et aux équipes de Digital 113 qui nous ont accueillis dans leurs locaux.

Vous pouvez suivre les prochains Meetup sur la page suivante : https://www.meetup.com/fr-FR/Meetup-innovation-newtech/. Pour en savoir plus sur le détail de nos actions, n’hésitez pas à vous inscrire à notre newsletter.

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Numérique et Industrie : et Un et Deux et … 4.0 https://www.suricats-consulting.com/industrie-40-et-usine-du-futur/ Tue, 23 Nov 2021 16:16:23 +0000 https://www.suricats-consulting.com/?p=14340
Industrie 4.0

D’où vient le terme Industrie 4.0 ?

Le terme fut évoqué pour la première fois il y à 10 ans, au salon de Hanovre. Il fait référence aux 3 vagues de la révolution industrielle qui se sont succédées depuis le XVIIIème siècle et la machine à vapeur de Denis Papin (et non pas Jean-Pierre Papin, même si vous l’avez constaté, cet article file la métaphore footballistique).

La robotisation de la production où « industrie 3.0 » était la dernière en date. Née dans les années 60, elle a connu ses heures fastes dans des industries telles que l’automobile où la robotique n’a cessé de se perfectionner et d’être de plus en plus autonome.

D’abord simple bras télescopique destinée à porter des lourdes charges sur une chaîne de production entourée d’hommes, celle-ci a su évoluer au fil du temps à travers des tâches plus complexes et précises : gros assemblages, soudures, peintures… De fil en aiguille, ce sont de nombreuses autres activités industrielles qui ont bénéficié de ces progrès.

L'intelligence artificielle redonne un coup de boost à l'Industrie 4.0

Sous l‘impulsion de l’intelligence artificielle, la robotisation a connu un nouveau coup d’accélérateur ces dernières années, notamment en aval des chaînes de production, avec l’automatisation des entrepôts logistiques.

S’inspirant grandement de l’industrie automobile, Amazon a ainsi réalisé son tournant dans la robotique par l’acquisition de la société Kiva Systems en 2012. Augmentant chaque année sa surface d’entrepôts, résultante de plus en plus de commandes en ligne, Amazon a vite compris que certaines tâches répétitives pourraient être faites de façon plus efficace par des robots et ceci de façon beaucoup plus rapide.

Mais la transformation de nos usines ne s’arrête plus à la robotisation. D’autres (r)évolutions sont en marche et sont dopées par un progrès technologique multi-facettes : c’est l’industrie 4.0 (même si on ne va pas se mentir, beaucoup d’industriels découvrent à peine le 3.0).

Mais pas que ...

L’industrie 4.0 : une quatrième révolution industrielle dopée par l'ensemble des nouvelles technologies numériques

Il y a 20 ans le monde était plus simple. Le digital c’était le web, et basta.

Aujourd’hui les progrès du numérique ont fait naître une myriade de technologies différentes. Du drone à l’Intelligence Artificielle, en passant par la blockchain et la réalité augmentée, le digital ce n’est pas moins d’une quinzaine de technologies à fort potentiel pour les industriels.

Cartographie des familles de technologies digitales pour l'industrie
Cartographie des technologies digitales à potentiel pour le secteur industriel

Certaines de ces technologies sont matures et répandues, d’autres émergentes.

On vous propose de faire une petite passe* sur quatre d’entre elles.

*métaphore footballistique, au cas où vous l’auriez ratée (pas la passe, la métaphore)

L’iphone a été inventé il y a 15 ans déjà : aujourd'hui il pénètre l’usine, il était temps !

Commençons par notre premier exemple qui figure dans la catégorie des technologies matures, mais pas encore si largement répandues : les apps mobiles professionnelles embarquées sur un smartphone ou une tablette.

Celles-ci permettent de faciliter la communication, la dématérialisation et le partage d’informations opérationnelles (le zéro papier, vous en aviez rêvé, votre iphone l’a fait).

En effet, grâce aux terminaux mobiles et à leurs fonctions embarquées – appareil photo, caméra, commande vocale, accès web – les opérationnels sur les lignes de production deviennent des « opérateurs augmentés ». Parmi ceux-ci citons les techniciens de maintenance. Grâce à leur mobile, ils savent à tout moment sur quel matériel intervenir en priorité (en curatif, sur une panne bloquant la production, ou en visite d’inspection préventive).

Leurs comptes rendus d’intervention se font en un tour de main (en fait deux pouces suffisent !) et les informations collectées alimentent à leur tour en données de nouveaux systèmes de prédiction qui permettront de réduire de nouvelles pannes futures des équipements.

Et en bout de ligne ? Un OEE au top.

Qu’est-ce que l’OEE ?

OEE ou Overall Equipment Effectiveness (Taux de Rendement Global en français) est un indicateur clé en milieu industriel.

Il permet de mesurer et suivre dans le temps le taux de disponibilité d’une ligne de production. Avec pour principal bénéfice la réduction de son temps d’arrêt (généralement exprimé en heures sur une année).

Et les enjeux peuvent se révéler colossaux. Dans certaines industries, augmenter l’OEE d’un point peut se chiffrer en centaines de milliers d’euros de gains !

En savoir plus : OEE sur wikipedia

Capteurs et objets connectés, une nouvelle manne au service de l’intelligence des données

L'IoT : la deuxième technologie qui a le vent en poupe dans notre usine du futur

Les capteurs et objets connectés. Nos amis anglo-saxons ont un terme consacré : l’IoT (Internet of Things). En fait, l’IoT revêt également une myriade de technologies différentes. Tout d’abord les capteurs, qui à eux seuls peuvent se décliner en dizaines de familles différentes selon le type de données qu’ils permettent de collecter.

En milieu industriel on pensera aux capteurs de température, de pression ou encore de vibration, voire de fréquences sonores !

Ces données permettront entre autres de détecter des anomalies sur certains matériels (et oui, c’est comme pour votre chaudière, quand elle fait un bruit bizarre, c’est qu’elle va peut-être bientôt tomber en panne !) ou encore de mesurer les rendements de votre processus de production (ex : mesure de la quantité de matières brutes en entrée vs. quantité de produits finis en sortie).

Types de capteurs iiot (industrial IoT)
Typologie des capteurs pour l'Industrial IoT (source : eetimes.eu

La technologie RFID est une autre forme de capteur qui investit le shopfloor et les entrepôts. Non seulement pas sa versatilité d’usage mais aussi par le fait qu’elle est désormais très abordable (quelques centimes l’étiquette RFID).

Le lancement récent de l’Apple tag est un autre signe de cet intérêt pour ce type de technologie. Dans l’industrie, les cas d’usages sont nombreux et connus (inventaires automatiques, préparation de commande, localisation et affectation des équipement et matériels, …).

Et les capteurs jadis voués à être posés sur des machines, le sont maintenant sur … les hommes. Enfin, pas directement. Mais dans les équipements de protection individuels (EPI) : entendez par là chaussures, parkas, ceintures, casques, … Avec à la clé un renforcement de la sécurité individuelle, une priorité du quotidien chez les opérateurs industriels dont l’environnement de travail expose à de nombreuses situations à risque.

A titre d’exemple, l’EPI connecté permet de renforcer la sécurité de manière importante : alerte en cas d’entrée dans une zone interdite ou à risque, envoi d’alerte « homme à terre » grâce à des capteurs de position reliés au smartphone, …

Pour aller plus loin : Nouvelles technologies contre nouveaux risques, un bel article à lire sur le blog de Léonard, le lab d’innovation du groupe Vinci.

Réalité virtuelle et réalité augmentée : du rêve à … la réalité (justement)

Passons à notre troisième exemple.

Parmi les technologies en phase d’adoption rapide nous avons la Réalité Virtuelle (RV) et la Réalité Augmentée (RA). Nous constatons depuis quelques mois chez nos clients une explosion du nombre d’expérimentations sur ces deux technologies …

La formation en réalité virtuelle pour prévenir les accidents en milieu industriel
La formation en réalité virtuelle pour prévenir les accidents en milieu industriel

Pour démarrer, un rappel rapide sur la différence entre ces deux technologies, souvent considérées comme interchangeables, à tort.

Tout s’abord, la réalité virtuelle propose une immersion totale dans un monde virtuel au travers d’un casque « couvrant » qui vous isole totalement du monde réel. Vous vivez alors une expérience de type « cinéma 360° » avec, dans certains cas, la possibilité d’interagir avec le monde virtuel grâce à des manettes (pas loin des joysticks des jeux vidéo : les amateurs de FIFA 21* comprendront !).

La réalité virtuelle est bien adaptée pour de la formation aux risques opérationnels dans le monde industriel. Par exemple, les simulations de chutes de hauteur sont particulièrement impactantes car le virtuel permet de véritablement ressentir la sensation de chute.

La réalité augmentée propose une expérience et des usages assez différents. Elle consiste à surimposer des informations virtuelles sur des images réelles. Imaginez des sous-titres ou des informations cliquables dans une vidéo vue au travers de lunettes ou d’un casque connecté. Là-aussi, vous avez la possibilité d’interagir avec ce monde mi-réel mi-virtuel en utilisant votre voix ou des mouvements pré-définis avec vos doigts.

Parmi les usages les plus puissants de la RA : la possibilité d’accéder à une documentation virtuelle ou à des informations techniques, directement dans la visière de votre casque. Elle est particulièrement utile pour des opérateurs industriels devant suivre une procédure technique complexe tout en gardant les mains libres.

Ce type de technologie permet également de partager « en live » les images filmées au travers de la caméra embarquée sur le casque, y compris avec un expert technique situé à des kilomètres de distance.

Des images valant mieux qu’un long discours, voyez dans la vidéo ci-dessus comment l’un de nos clients utilise cette technologie pour les dépannages à distance de matériels ou d’équipements techniques complexes.

Et au bout du rêve, le graal de l'industrie 4.0 : l’intelligence artificielle au service de processus de production moins gourmands en matières premières et en énergie

Last but not least, notre quatrième et dernier tour de piste explore le potentiel de l’IA pour l’usine du futur.

Soyons honnêtes : personne ne comprend vraiment très bien ce qui se cache derrière cet acronyme de deux lettres. D’ailleurs nous-mêmes continuons à la classer dans les technologies « émergentes ».

Pourtant, c’est sans doute là que se cache la future « nouvelle frontière », ce nouvel eldorado industriel que n’aurait pas renié Charlie Chaplin, ni dans Les temps modernes, ni dans La ruée vers l’or.

Là encore, les technologies liées à l’IA sont protéiformes.

Il y a tout d’abord les algorithmes prédictifs, qui une fois nourris par une (très) grande quantité de données (certaines fournies par l’IoT !), permettent de faire des simulations de production extrêmement savantes, dignes d’un Nostradamus du 21ème siècle.

Et qui dit production performante dit moins de gaspillage : l’IA vous aide à trouver les paramètres de votre processus de production qui minimisent le besoin en énergie et maximisent les rendements (moins de matières premières utilisées pour plus de produits transformés en sortie).

Bon pour le business et bon pour la planète ? Là, je dis « j’achète » !

Allez voir ce que propose une startup comme Metron, qui tient sa promesse : réduire votre facture énergétique à coup de centaines de milliers d’euros annuels, grâce à ses algorithmes d’IA.

En plus ils sont français. Allez les bleus* ! (encore une et on arrête, promis)

Metron Lab l'IA au services des économies d'énergie

L’IA c’est également la reconnaissance d’images, déjà utilisée par de nombreux industriels dans le contrôle qualité : la caméra filme les produits en sortie de chaîne et vous alerte sur d’éventuels produits défectueux* (ça marche aussi bien pour des portières de voiture que pour des pains de colle professionnelle !).

*une forme d’arbitrage vidéo, mais plus intelligent encore, puisque l’on n’a même plus besoin de l’arbitre ! (là c’était la dernière, « juré craché »)

Là encore, deux cas d’usages expérimentés chez nos clients.

Et pour terminer sur une note plus exploratoire, parlons d’une autre forme d’IA : le Natural Language Processing (NLP pour les intimes).

Le NLP, encore peu fiable hier, est en test chez de nombreux acteurs, y compris dans le domaine industriel. Imaginez un robot capable de lire des centaines de rapports techniques à votre place, de les résumer ou d’y identifier des problèmes récurrents voire des risques industriels ?

Ce n’est pas un hasard si Elon Musk et Microsoft investissent massivement dans des projets tels que GPT-3, le plus gros modèle de langage naturel jamais entraîné avec 175 milliards de paramètres. La technologie qui demain vous dira tout ce que vous vouliez savoir sur votre usine … sans avoir jamais osé le demander!

Pour aller plus loin : GPT-3 : prête-moi ta plume, pour écrire un mot!, un bel article à lire sur notre blog traitant des promesses de l’IA sémantique.

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GPT-3 : prête-moi ta plume, pour écrire un mot ! https://www.suricats-consulting.com/ia-semantique-gpt3-openai/ Tue, 02 Nov 2021 16:19:00 +0000 https://www.suricats-consulting.com/?p=13833
Robot écrivant sur un cahier - OpenAI GPT-3

Retour sur le projet OpenAI lancé en 2015

Lancée fin 2015 à San Francisco, la société OpenAI est le fruit du cerveau d’Elon Musk (entre autres). Composé aujourd’hui d’une équipe de près de 120 personnes travaillant exclusivement sur le développement d’intelligences artificielles, OpenAI a été doté par Microsoft (partenaire stratégique) d’une enveloppe de 1 milliard de dollars pour lancer les hostilités et tenter d’accélérer sur un sujet où aujourd’hui Google & Facebook ont un train d’avance (Amazon & IBM restent des outsiders).

Initialement définie comme un organisme à but non lucratif, OpenAI a changé de statut en mars 2019 pour devenir une structure à but lucratif plafonné nommée OpenAI Limited Partnership un modèle hybride limitant les rendements des premiers investisseurs à 100 fois leur investissement. Ce changement s’est opéré au regard des avancées majeures en intelligence artificielle de l’équipe et des débouchés commerciaux gigantesques qui sont apparus.

OpenAI travaille sur plusieurs projets en parallèle, dont les plus importants sont DALL-E & GPT-3 qui font partie d’une branche de l’IA : « les modèles de génération (Generative models) ».

Sans s’étendre, sachez juste que DALL-E, révélé par OpenAI le 5 janvier 2021, est une IA de génération d’images. Elle permet la création automatisée et non guidée d’images à travers un contexte fourni (une phrase ou une autre image par exemple). Elle est basée sur la compréhension sémantique d’une déclinaison de GPT-3.

Open AI GPT-3 : IA sémantique, exemple images de chat par DALL-E
Exemple de génération d’images depuis une simple phrase fournie à DALL-E demandant
« une devanture de magasin intégrant le mot OpenAI écrit dessus »
Open AI GPT-3 : IA sémantique, autre exemple images de chat par DALL-E
Un autre exemple de génération de croquis depuis la photo d’un chat

Fiche d’identité : Open AI GPT-3

GTP-3 pour « Generative Pre-trained Transformer 3 » est une intelligence artificielle pré-entrainée de compréhension et de génération de langage créée par OpenAI et lancé officiellement le 28 Mai 2020. Elle est, à ce jour, dotée de la technologie de « word embedding » la plus complexe du monde.

(NB, le word embedding est une technologie utilisée dans l’IA et se traduit par une vectorisation sémantique : chaque mot possède des coordonnées et la proximité des mots dans l’espace traduit le fait qu’ils sont proches dans l’usage : le mot « bike » est relativement proche des mots « rider » et « bicycle » par exemple, un peu plus éloigné des mots « cowboys », « skating » et encore plus éloigné des termes « rainbow », « audi » ou « bluetooth ».)

Open AI GPT-3 :
Illustration graphique du principe de word embedding - https://projector.tensorflow.org

Cet algorithme a été entraîné, de manière autonome, à partir d’une quantité très importante de textes collectés essentiellement sur internet, provenant notamment de Wikipedia et de l’ensemble de données CommonCrawl (organisation qui scanne et archive le web depuis 2012, disposant de près de 3.1 milliards de pages web dans ses archives).

GPT-3 est une amélioration de GPT-2, qui déjà était capable de comprendre et de rédiger du contenu de manière automatisée sur la base de 1,5 milliard de paramètres, GPT-3 est lui basé sur 175 milliards de paramètres. Cette course au gros chiffre illustre le nombre de critères (poids) exploités par le modèle d’IA sémantique pour trouver la réponse en sortie (De manière simplifiée, GPT-3 a été entrainé en faisant varier 175 milliards de paramètres pour prédire ses résultats)

Afin de se rendre compte de l’avancée technologique que représente GPT-3, ci-dessous 2 graphiques qui vous montrent l’évolution dans le temps des modèles d’IA et l’évolution du nombre de paramètres :

OpenAI GPT-3 : courbe et milliards de paramètres
Avant OpenAI GPT-3
OpenAI GPT-3 : courbe et milliards de paramètres, une croissance exponentielle de l'IA sémantique
Avec OpenAI GPT-3

IA sémantique : quels sont les usages de GPT-3 aujourd’hui ?

« IA sémantique » Ok, mais à quoi servent concrètement ces milliards de paramètres de technologie ? Quelles problématiques GPT-3 va-t-il résoudre dans notre quotidien ?

GPT-3 est distribué aujourd’hui par OpenAI sous la forme d’un portail web qui permet d’interroger l’intelligence artificielle. Les entreprises commencent tout juste à en imaginer les centaines de cas d’usages dans leurs contextes.

Les usages de GPT-3 sont vastes. On peut imaginer, dès aujourd’hui, l’utiliser pour :

  • Générer des contenus éditoriaux: articles, discours, livres…
  • Générer des contenus pour le référencement naturel (SEO) : L’usage de GPT-3 pour le référencement naturel (SEO) est intéressant. Il peut permettre de concevoir des cocons sémantiques ou encore des articles de blogs au regard des mots clés les plus à fort trafic afin d’améliorer la présence d’un site sur les pages de résultats des moteurs de recherche.
  • Générer des contenus marketing à vocation publicitaire : Nourri d’insights marketing, GPT-3 peut permettre la création automatisée d’argumentaires produits ou encore d’annonces publicitaires personnalisées.
  • Répondre à des questions générales : GPT-3 peut apporter des réponses simples sur la base des données publiques assimilées lors de son entrainement.
  • Générer du code informatique: Microsoft a soutenu le lancement de GitHub coPilot (https://copilot.github.com/) en Juillet 2021. Cet assistant révolutionne la génération de code informatique, tout langage de programmation confondu, en aidant les développeurs à écrire le code de manière semi-automatisée. Sur la base d’une intention, Github coPilot, détermine le meilleur code à écrire. Pour réussir cela, coPilot exploite la base CODEX de données d’OpenAI, qui n’est qu’une version allégée du GPT-3 d’OpenIA.
  • Synthétiser des grands volumes de contenus: Par l’analyse sémantique d’un document ou de milliers de documents, l’IA sémantique est capable de produire un résumé synthétique de la matière analysée.
  • Retranscrire des intentions saisies par un utilisateur (humain ou non) pour aider d’autres IA dans les tâches, comme avec DALL-E, pour faire de la génération d’images, ou encore avec des outils de wireframing comme Figma pour imaginer des interfaces graphiques, respectant les bonnes pratiques UX et tout ça, sur la compréhension d’un contexte (« Je veux un site internet adapté à un mobile avec un carrousel d’images, un formulaire de contact et des contenus »). 
L’avis de Rémi Bacha, consultant & formateur en data science https://labsonmars.fr : « GPT-3 va permettre de répondre à de nombreux cas d’usages pour les entreprises, toutefois, il ne faut pas oublier que l’IA est spécialisée pour répondre aux tâches liées au langage uniquement. GPT-3 ne sait pas faire de maths par exemple et ne pourra jamais faire de prévision de ventes par exemple. On note que des alternatives Open Source existent déjà sur des modèles de génération de textes, on peut citer PEGASUS ou BARThez en résumé de texte. Il faut aussi comprendre que GPT-3 est ce qu’il se fait de mieux aujourd’hui, mais le monde de l’IA avance à une vitesse folle – on parle déjà de l’IA « Wu Dao », un nouveau modèle d’intelligence artificielle qui embarquerai plus de 1700 milliards de paramètres développés en ce moment par la Chine, soit 10 fois plus que GPT-3, le champion américain. On parle aussi d’un futur GPT-4 qui serait en préparation… Dans ce contexte, on comprend que pour tirer partie de ces technologies, il faut repenser une organisation adaptée en entreprise avec une agilité forte pour se remettre régulièrement sur les rails des meilleures IA. Toutefois, à la vue des bénéfices que cela tire, il devient de moins en moins concevable de faire sans. Au tour des entreprises de s’approprier l’IA pour en tirer des points de marge et des bénéfices nouveaux. »

Exemple de l’utilisation de GPT-3 pour générer des maquettes de site internet sous FIGMA : 

Exemple de l’utilisation de GPT-3 pour interpréter des intentions et générer du code automatiquement :

Image7
Avec GPT-3

Quelles sont les limites de GPT-3 d'OpenAI?

A l’heure où nous écrivons cet article, on notera que GPT-3 est en version « beta » pour le grand public, probablement le temps pour OpenAI de trouver des réponses à certaines limites actuelles de la solution, qui restent des freins à une adoption massive de l’IA :

  • Son modèle économique: l’usage de GPT-3 est coûteux. Cela fonctionne sous la forme de crédits à acheter par mots générés : comptez 5 centimes d’euros les 750 mots.  
  • La langue : GPT-3 ne comprend et ne crée du contenu natif qu’en anglais pour le moment. A travers des dictionnaires de traduction, il est possible d’utiliser GPT-3 dans toutes les langues, toutefois la traduction se fait parfois ressentir.
  • La donnée d’apprentissage : GPT-3 a été entrainé avec des centaines de Giga octets de données datant du début du web jusqu’en Octobre 2019. Par conséquent, toutes les informations & expressions récentes sont encore inconnus de l’IA. GPT-3 ne connait pas le COVID 19 par exemple ! On peut imaginer que les équipes d’OpenAI travaille sur un ré-entrainement dans le futur et/ou sur un mode d’apprentissage différentiel
  • L’éthique, comme toutes les IA basées sur des modèles de génération, la question se pose sur la transparence et la déontologie des contenus générés. Loin de régler ce point, OpenAI avance en intégrant progressivement des listes de mots interdits. De plus, via le modèle d’utilisation de GPT-3, exclusivement en ligne & nécessitant la création d’un compte, OpenAI reste maitre de l’usage qu’en tire chaque utilisateur sur la plateforme en s’octroyant le droit d’archiver les entrées et les réponses en sorties.

Il fait nulle doute qu’OpenAI apportera des réponses à ces limites dans les mois à venir : abonnement sur-mesure, gestion multi-langue et apprentissage en continue du web devraient apparaitre comme des fonctionnalités futures de GPT-3.

L’avis d’Emmanuel Chauvin, expert NLP chez BNP Paribas Securities Services : « La révolution de ces dernières années a été apportés par l’amélioration des outils de NLU (Natural language Understanding). Capter une intention avec toutes les subtilités que le langage humain peut y injecter pour finalement la retranscrire « informatiquement parlant » est une prouesse technique et technologique. Les modèles d’IA de compréhension et de génération de langage sont aujourd’hui des accélérateurs pour les entreprises pour faire de la traduction, du résumé, de la correction de texte, répondre à des questions plus précisément et plus rapidement que n’importe quel humain en entreprise…

GPT-3 est certes l’IA de génération de texte reconnue comme la plus « performante » à ce jour mais d’autres modèles existent sur le marché ; on citera les initiatives de Google autour de la compréhension des intentions des utilisateurs pour son moteur de recherche, comme l’algorithme Google MUM, évolution de Google BERT ou encore RoBERTa de Facebook AI (basé sur Google BERT) » 

Et l’humain en 2025 dans tout ça : adieu le métier de graphiste, de community manager, de développeur,...?

Avec l’arrivée de modèles d’IAs de génération de texte toujours plus performants, on peut tenter d’imaginer les changements majeurs à voir venir d’ici quelques années pour nous, êtres humains travailleurs du web (entre autres, mais pas que).

A l’horizon 2025, on projette :

  • de nouveaux emplois autour de la data science évidemment – il faudra de plus en plus de spécialistes capables de « comprendre et de justifier » les choix de l’IA, faire varier les paramètres pour obtenir les meilleures réponses possibles, améliorer continuellement les algorithmes, implémenter les solutions au sein des entreprises pour en tirer les bénéfices, relire et valider ce qui aura été généré…
  • Mais également un potentiel impact fort sur de nombreux emplois d’aujourd’hui qui seront amenés à évoluer. Les concepteurs-rédacteurs devront faire « avec l’IA » et pas « contre l’IA » ; les développeurs informatiques devront également côtoyer ces outils pour générer du code plus rapidement, plus optimisé, plus performant ; Les conseillers clientèles, déjà impactés depuis quelques années avec l’arrivée des agents conversationnels (type chatbot), l’amélioration des IA de NLP vont progressivement être capable de comprendre toutes les questions, d’apporter l’ensemble des réponses & traiter les demandes des clients ; Plus les algorithmes évolueront et se spécialiseront par langues, plus les traducteurs devront faire évoluer leur métier ; Les journalistes n’auront peut-être plus besoin d’écrire leurs articles, l’IA se chargera de compiler toute la matière disponible en temps réel pour en faire un résumé concis…

 

On a toujours eu ce sentiment que l’intelligence artificielle pouvait remplacer l’humain. Avec GPT-3 et les performances qu’il démontre, on a devant nous un « outil » qui peut changer les usages et modifier notre quotidien. Complété par le fait que les acteurs de la Silicon Valley accélèrent depuis quelques années également sur la production de puces informatique fait pour l’IA (IA by-design) : le TPU (Tensor Processing Unit) ; On obtient alors un couple « software/hardware » avec des performances en vitesse de traitement et en qualité de sortie jamais égalés jusqu’alors et dont on a du mal à déterminer les limites.

Pour aller plus loin :

  • https://gpt3demo.com/ => annuaire listant les outils/initiatives utilisant GPT-3
  • https://contentbot.ai/ => met à disposition une interface exploitant GPT-3 pour rédiger tout type de textes
  • https://huggingface.co/models?pipeline_tag=text-generation => annuaire référençant des modèles d’IA utilisables. On y retrouvera l’IA open-source GPT-NEO, basé sur la même base de connaissance que GPT-3 mais avec une architecture de 2,7 milliards de paramètres (vs les 175 milliards de GPT-3 « DaVinci »)
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Illustration de la différence entre GPT-3 Davinci & GPT-Neo
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Suricats parle Design sur BFM TV https://www.suricats-consulting.com/design-thinking-experience-client-digitale-bfm-tv/ Fri, 01 Oct 2021 12:04:38 +0000 https://www.suricats-consulting.com/?p=13943
Chez Suricats la réflexion est en priorité tournée vers l’expérience client. C’est le principe du Design Thinking, une méthodologie dont Thierry, associé-fondateur et Margaux, strategist designer, nous dévoilent les secrets.
Margaux et Thierry Design Thinking BFM TV
Thierry Berdy et Margaux Delestre sur le plateau de Nicolas Doze (BFM Business)

Convaincu que c’est à la technologie de s’adapter à l’humain et non l’inverse, le Design Thinking est une méthodologie centrée sur l’utilisateur. Son credo ? Il est essentiel de se concentrer sur les besoins réels de l’utilisateur, d’identifier ses attentes et également ses problématiques, pour lui apporter des solutions qui lui facilitent (vraiment) la vie.

Le Design Thinking comme outil pour se mettre à la place des utilisateurs

Il s’agit de se mettre à la place de l’utilisateur et de lui fournir un service qu’il pourra opérer aisément (un service … ou un objet, un produit, un outil numérique).

Pour comprendre les utilisateurs, des profils de Designer tels que Margaux vont aller au contact direct de ceux-ci, qu’ils soient des clients ou des collaborateurs.

Car oui, proposer une expérience digitale de qualité n’est plus le seul apanage des clients : l’entreprise proposant aussi des outils numériques à ses employés, il est aussi important de proposer une expérience de qualité à ces derniers.

Pour preuve, les jeunes générations qui rentrent sur le marché du travail mettent an avant le cadre et les moyens mis à leur disposition pour travailler comme critère de choix d’un futur employeur.

C’est ainsi que Margaux a pu récemment aller sur le terrain pour « se frotter » à des conseilleurs clientèle d’une grande banque française. Lors de sessions d’immersion sur le lieu de travail, il s’agissait pour elle de vivre leur réalité terrain, avec les bons côtés mais aussi les irritants à améliorer.

C’est de ces constats là que le designer part pour trouver des solutions visant à améliorer le quotidien des utilisateurs.

Le Design Thinking comme outil pour imaginer des solutions innovantes aux problèmes des utilisateurs

L’objectif ensuite est de proposer des solutions innovantes mais qui ne nécessitent pas forcément l’utilisation des dernières avancées technologiques.

On parle alors de Design Frugal. Ce type d’approche de design permet la délivrance d’un service satisfaisant mais qui doit être simple et maitrisable par une population cible dont les capacités peuvent être limitées : âge, handicap, ou contexte d’usage technologique limité (par exemple, toutes les zones d’habitat ne proposent pas un accès internet haut débit).

Également, le design frugal permet de repenser l’expérience client tout en faisant attention aux défis actuels que sont les notions de développement durable et d’écologie. C’est le « double effet kiss cool » du design frugal.

Le Design Thinking pour innover et anticiper les tendances de demain

Autre défi, celui d’anticiper notre futur.

La crise sanitaire ayant bouleversé les entreprises, nombreuses sont celles qui souhaitent explorer les futurs possibles et réfléchir aux transformations à venir (rôle de la technologie, attentes des collaborateurs, éthique du numérique,…).

C’est l’idée du Design Fiction : projeter une technologie, un usage, une situation, et, de pousser la celui-ci à son paroxysme afin d’en imaginer les conséquences.

En pratique, le design fiction prend la forme d’un récit ou d’un objet physique (par exemple, un prototype ou une maquette d’objet).

Le design fiction est une incroyable technique d’anticipation et un outil de décision pour des futurs plausibles. A tester.

Aller plus loin?

Vous pouvez lire l’article publié sur le site de BFM TV ou visionner la vidéo ci-dessous :
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L’agilité : une application en demi-teinte ? https://www.suricats-consulting.com/agilite-application-en-demi-teinte/ Thu, 30 Sep 2021 07:50:42 +0000 https://www.suricats-consulting.com/?p=13859

Depuis plus d’une vingtaine d’années, l’agilité pousse les murs des organisations pour les rendre plus flexibles, adaptables et maitres de leur écosystème. Et pourtant… La méthode est loin d’être une formule miracle. Les désillusions sont nombreuses. Eldorado ou mirage ? Voici les clés pour passer à l’agile avec succès.

En 2001, dix-sept spécialistes du génie logiciel co-écrivent le Manifeste agile, et formalisent des méthodes déjà appliquées dans les organisations depuis plusieurs années.

L’agilité devient la capacité d’une organisation à s’adapter à son environnement, en priorisant la collaboration avec ses clients, les interactions entre ses individus et la confrontation régulière de produits opérationnels avec son terrain. Les organisations agiles, ainsi définies, placent l’humain au cœur, s’opposent aux processus lourds et au taylorisme souvent en vigueur.

Le Manifeste ne donne pas de route imposée, mais place sous une bannière unique des méthodes, comme Scrum ou Extreme Programming, en même temps qu’il livre 12 principes illustrant les leviers d’actions dont disposent les organisations pour favoriser leur transformation.

L’agilité, terre de promesses

En vingt ans, le mode de fonctionnement agile s’est répandu dans de nombreux secteurs : informatique, logiciel, banque-assurance, industrie musicale, administration… Et s’applique maintenant à tous types de projets. Notamment parce qu’il met en exergue au sein des équipes trois forces fondamentales : le collectif, la relation directe avec le client et la capacité à s’adapter. L’agile ne se limite plus aux projets logiciels.

L’agile se déploie et convainc : les organisations y entrevoient la possibilité d’offrir à leurs collaborateurs un environnement de travail sain et séduisant, le moyen de booster leurs équipes ou de créer de nouvelles opportunités pour exceller sur leur marché.

Figure de proue de ce mouvement en plein essor : Spotify. En octobre 2012, le géant suédois du streaming musical décrivait son modèle dans un livre blanc : « une organisation où il fait bon vivre et qui inspire ». Et prouvait que l’agile pouvait s’appliquer à l’échelle d’une entité internationale.

L'exemple agile Spotify

Mais tout n’est pas si rose que ça...

La plupart des équipes agiles ne le sont pas. Je ne connais aucune entreprise agile.

Ron Jeffries, l’un des dix-sept co-auteurs du Manifeste agile

Si l’agilité a fait naître une multitude de promesses, elle a aussi généré de nombreux travers. En avril 2020, Jeremiah Lee, ancien Product Manager chez Spotify, décriait le modèle agile de l’entreprise suédoise en pointant du doigt l’échec qu’il justifiait en quatre points :

  • Une mauvaise répartition des responsabilités ;
  • Une mauvaise gestion de l’autonomie des équipes ;
  • Un accompagnement trop faible (l’entreprise présumait que les gens avaient une compréhension existante des pratiques agiles, alors que la collaboration est une compétence qui nécessite des connaissances et de la pratique) ;
  • Une mythologie devenue difficile à changer et à remettre en cause en raison de la forte identité culturelle de l’entreprise.
Anders Ivarsson lui-même, co-auteur du livre blanc de Spotify et en charge de coacher les équipes agiles, nuance aujourd’hui la réussite du modèle.

Cela m’inquiète lorsque les gens regardent ce que nous faisons et pensent que c’est un cadre qu’ils peuvent simplement copier et mettre en œuvre. Nous nous efforçons maintenant de souligner que nous avons également des problèmes. Tout ne se résume pas à : « nous sommes brillants, tout fonctionne bien et nos équipes sont incroyables ».

Anders Ivarsson, co-auteur du livre blanc de Spotify

Et pour cause ! Si le modèle agile possède ses adeptes, il a également mis en lumière certaines dérives dans les organisations et fait ressortir des problématiques structurelles. Trois raisons à cela :

  • Beaucoup d’organisations qui ont recours aux méthodes agiles ne font qu’alourdir les process existants et la charge de travail induite sans pour autant inculquer l’état d’esprit nécessaire au changement.
  • L’agilité est une transformation et donc, de fait, provoque du changement. Ce changement est vécu différemment selon les collaborateurs : certains y adhèrent, certains mettent plus de temps à l’accepter, d’autres le refusent ou se sentent perdus. La transformation provoque parfois du désordre dans l’organisation et la gestion des hommes.
  • Par nature, l’agilité peut causer du mal-être du fait qu’elle charrie avec elle certaines notions qui peuvent être mal vues ou mal comprises : le sprint par exemple, qui ne veut pas dire aller vite mais délivrer régulièrement ; ou encore la mêlée, l’autonomie et la focalisation.
Certaines organisations dites agiles n’appliquent ni les préceptes ni les fondamentaux de la méthode. Elles se trompent également sur l’état d’esprit et les enjeux qu’elle véhicule : l’agilité ne permet pas d’aller vite mais elle permet d’aller mieux et de délivrer juste du premier coup.
Le cycle agile

Le cadre agile

La transformation agile, ce n’est pas un mode d’emploi à respecter, ce n’est pas simplement proposer des outils et des méthodes. Ce qu’on propose doit répondre à des problématiques réelles de l’organisation.

Mathieu Garde-Lebreton, consultant chez Suricats Consulting et auteur de « Le petit Manifeste de la grande Transformation

Pour que l’agilité opère, l’organisation ne doit pas oublier pourquoi elle souhaite se transformer, quelle est sa volonté initiale. Les frameworks agiles sont des outils et des méthodes, ils ne sont pas la solution. L’organisation doit se les approprier pour que le changement soit réussi et durable.

Surtout, il faut que la culture agile soit en phase avec la culture de l’entreprise. Quand les deux visions sont antinomiques, l’échec est immédiat et crée souvent un fossé entre le top management (oppressant, régulateur, qui impose des contraintes de temps et de budget) et des collaborateurs forcés d’appliquer une méthode qui ne leur ressemble pas.

Il faut aussi que l’objectif soit bien compris et réaliste.

On voit trop souvent des organisations devenir agiles pour les mauvaises raisons : elles veulent améliorer leur time to market. Mais l’agile, ce n’est pas que ça !

Olivier Poncet, Software Craftsman chez Suricats Consulting.
Certaines organisations dites agiles n’appliquent ni les préceptes ni les fondamentaux de la méthode. Elles se trompent également sur l’état d’esprit et les enjeux qu’elle véhicule : l’agilité ne permet pas d’aller vite mais elle permet d’aller mieux et de délivrer juste du premier coup.
Agilité centrée utilisateur

Alors quelles sont les clés pour faire de l’agile une réussite, et améliorer (vraiment) le quotidien de vos collaborateurs ?

L'agilité est bonne lorsqu’elle est oubliée.

Olivier Poncet, Software Craftsman chez Suricats Consulting.
Pour que l’agilité fasse sens et s’imprime positivement dans l’organisation, trois grands principes doivent être respectés en amont.

1. Répondre à une problématique ou à un besoin

La transformation opérée doit répondre à un objectif, une volonté, un leitmotiv. Car c’est l’atteinte de cet objectif qui va agir comme catalyseur pour l’ensemble de l’organisation et motiver les équipes tout au long du cycle de transformation.

Mais attention à l’objectif que vous fixez ! La transformation ne doit pas être placée sous le prisme de la vélocité et du gain de productivité, au risque de pressuriser les équipes, de négliger les étapes nécessaires au changement et de faire échouer la transformation qui demande du temps et de l’engagement.

Première étape : faites un diagnostic de l’existant, interrogez tous les niveaux de collaborateurs de l’entreprise afin de comprendre, recenser et croiser les problématiques qu’ils rencontrent au quotidien.

Vous devez être au clair sur les raisons d’impulser le changement et sur le cap que vous cherchez à atteindre.

Parmi les questions à vous poser en amont de la démarche :

  • Quels changements souhaitez-vous apporter par rapport à l’existant ?
  • Quels sont les objectifs que vous voulez atteindre ? (Ex : devenir leader de…)
  • Quelles sont les envies de vos collaborateurs ?
  • Quels défis voulez-vous relever ?
  • Quels seront les marqueurs de réussite de votre transformation ?
La volonté de transformation doit être comprise, claire et partagée par tous, depuis le top-management jusqu’aux équipes terrain. L’organisation évitera ainsi d’être freinée ou empêchée par des individus réfractaires qui seraient des obstacles à la transformation et qui communiqueraient dans un sens inverse au changement.

2. Appliquer la transformation à l’ensemble de l’organisation

Votre projet de transformation agile ne doit pas engendrer une implication sélective des collaborateurs. Les équipes RH, marketing, support, R&D, juridique doivent toutes disposer de la même légitimité à s’engager dans la démarche de transformation.

Ignorez cette loi et vous déclencherez deux problèmes majeurs : vous créerez des camps entre ceux qui vivent la démarche et ceux qui la regardent d’un œil externe. Et vous réduirez le périmètre de diffusion de l’énergie liée à cette transformation.

Par ailleurs, pour que les choses fonctionnent, le changement ne doit pas être uniquement organisationnel. La transformation doit être large et englober toute l’organisation, les individus, les process et les outils.

L’objectif ? Lever les freins et les obstacles dans le processus de transformation de fabrication du produit. Si le cycle de vie qui mène au déploiement du produit est agile – depuis les individus jusqu’aux process, en passant par les outils – et qu’il n’y a pas d’obstacles, alors la transformation sera réussie.

3. Conserver une vision centrée utilisateur

L’énergie liée à une transformation agile doit être en partie nourrie par la volonté de se rapprocher du client. Aujourd’hui, la plupart des organisations sont silotées : la connaissance du client est regroupée dans un pôle ou déléguée à des services extérieurs, et souvent considérée comme une activité à part entière.

L’étude de connaissance client permet à l’organisation de connaitre les besoins des futurs utilisateurs, de définir leur profil, le budget qu’ils peuvent consacrer au
produit, leurs attentes au sein de leur environnement… Elle doit incomber à chaque collaborateur de l’organisation.

Le mode d’Organisation Produit rappelle une chose fondamentale : le nombre d’intermédiaires idéal entre les équipes de fabrication et les utilisateurs est… 0. Les méthodes et les outils proposés par les différentes formes d’agilité tendent vers cet objectif, afin de lier ceux qui ont des besoins et des problèmes (les utilisateurs) avec ceux qui peuvent y répondre ou les résoudre (les équipes de fabrication).

Seulement voilà : souvent, dans les organisations, l’information est diluée. Elle circule d’un point A à un point Z. Elle est transformée, modifiée, perd parfois son essence, on oublie le contexte qui la justifie.

Pour gagner en efficacité, l’approche client doit respecter une trajectoire orthodromique, c’est-à-dire qu’elle doit suivre la route la plus courte d’un point A à un point B. Sans intermédiaires, vous gagnez du temps : vous évitez de devoir transmettre l’information d’un niveau à un autre. Vous économisez aussi de l’énergie : plus besoin de remonter à la source pour comprendre le réel besoin du client. Vous avez directement les problématiques du client sous les yeux.

Deuxième élément fondamental : la rencontre et l’écoute, qui permettent de catalyser les feedbacks et les pistes d’amélioration du produit. Mener des interviews, créer un panel de clients ou entretenir un réseau d’ambassadeurs sont autant de bonnes pratiques pour conserver une approche client directe et rester en lien permanent avec le terrain.

Tous ces grands principes sont des prérequis. Malgré tout, ils doivent bien sûr être éprouvés. L’agilité est une boite à outils, une source d’inspiration pour l’organisation qui doit ensuite, d’elle-même, créer un modèle agile sur-mesure, qui colle à son ADN et son identité.

La clé d’une grande transformation réussie, c’est de lui donner du poids. Et donc du temps. Considérez la transformation comme une tâche, un projet. Devenir agile est un travail à part entière. Et c’est aussi savoir faire marche arrière et ajuster la méthode lorsqu’elle ne répond plus à ses besoins.

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Tech coaching by Suricats https://www.suricats-consulting.com/tech-coaching-by-suricats/ Tue, 21 Sep 2021 11:19:18 +0000 https://www.suricats-consulting.com/?p=13590

Dans la team Tech de Suricats, nos mots d’ordre sont pragmatisme et pérennité. Lorsqu’on lance un projet avec nos clients, on veut aller droit au but, et construire un outil, utile, utilisable et utilisé … dans la durée. Rapide retour d’expérience sur nos pratiques de coaching d’équipe de développeurs au sein d’une DSI cliente.

Femme développeur web

Commençons par quelques bonnes pratiques de développement "maison"

Le plus important pour nous, c’est de faire en sorte que notre développement soit facilement maintenable et robuste, en suivant certaines règles simples :

  • Nous évitons d’utiliser des librairies externes plus que nécessaire, et téléchargeons directement nos dépendances sur nos serveurs pour être le moins tributaire possible de systèmes tiers et de leurs éventuelles évolutions.
  • Documenter, c’est bien, mais avoir un code lisible et clair, c’est mieux ! Souvent un code bien écrit se suffit à lui-même.
  • Pour le langage de programmation : on ne choisit pas le langage ou framework le plus à la mode mais le plus adéquat au projet.
  • On pense dès le début d’un projet à sa pérennité et à ses potentielles évolutions, pour construire un code facile à maintenir et modulaire.

 

Retour d'expérience sur un récent coaching chez un de nos clients

Le contexte

Fin 2020, nous avons eu l’opportunité d’aller partager ces bonnes pratiques avec d’autres équipes techniques.

Suricats a été missionné pour former un développeur au sein d’une équipe de la DSI d’un de nos clients, afin de l’aider à monter en compétences et en rigueur sur ses projets.

Voici comment nous avons procédé. Mais tout d’abord, le contexte …

Notre développeur est de type Java / Android niveau « junior », et comme vous le savez peut-être Java est un langage de programmation objet, certes très complet, mais considéré comme obsolète par beaucoup de développeurs. Pour autant, il reste aujourd’hui le deuxième langage le plus utilisé derrière le JavaScript. Car Java est un langage robuste, fort de ses 25 années d’existence et de ses … 6 millions d’adeptes spécialisés dans le monde !

Le Java est encore grandement utilisé dans le domaine de la finance pour sa stabilité, mais, si beaucoup de développeurs se tournent vers du Java, c’est aussi pour le développement mobile Android.

Et c’est le cas de notre développeur.

Les objectifs du coaching

Notre coaching avait pour but d’aider notre développeur sur différents aspects :

  • Mise en place de bonnes pratiques en développement logiciel et orienté objet
  • Travail sur le développement d’interface graphique, en limitant les bugs liés aux différentes tailles d’écran
  • Découverte des nouveautés Android afin de simplifier les développements futurs sur tous les aspects (navigation, interface réseau, gestion de bases de données…)

Le programme de montée en compétences

Dans un premier temps, nous avons mis en place une formation intensive sur 2 mois, avec du coaching chaque matin, durant lesquels nous réalisions des exercices Android, construits par Suricats, qui balayaient ces notions. Des exercices supplémentaires en développement logiciel avaient pour objectif de valider les bases d’orienté objet.

Durant la deuxième phase, nous avons mis en place des sessions de peer programming sur les projets actuels du développeur afin de mettre en pratique ces notions et apporter de la valeur business tout en étant encadré durant ses développements.

Enfin, une dernière phase consistait à valider les acquis du développeur en mettant en place des revues de code sur ses nouveaux développements pour assurer un suivi dans la formation. Le but de cette dernière phase est aussi d’assurer une bonne intégration continue des développements, avec un git flow optimal qui permet un bon suivi du projet et des fonctionnalités et assure une constance dans la qualité des développements.

La recette d'un coaching réussi ?

Une fois ces trois étapes réalisées, votre développeur est apte à voler de ses propres ailes et les exercices réalisés peuvent lui servir de support d’exemples et de guidelines pour ses développements futurs.

Ce coaching a permis à notre développeur de gagner en qualité de livrable, les exercices réalisés lors de la première phase de coaching peuvent lui servir de support et de guidelines lors de ses prochains développements. De plus, un accompagnement dégressif sur le long terme lui a permis de maintenir ses efforts dans le temps et d’opérer un vrai changement dans ses habitudes de travail et sa communication avec le reste de l’équipe.

Ce modèle de coaching de développement en 3 phases, nous le proposons aujourd’hui à nos clients afin d’améliorer la qualité des livrables des équipes de manière pérenne.

Pour en savoir plus sur nos différentes offre Tech, n’hésitez pas à aller consulter nos offres dédiées.

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Les pratiques digitales des associations en 2021 https://www.suricats-consulting.com/etude-maturite-digitale-des-associations-en-2021/ Fri, 06 Aug 2021 09:08:22 +0000 https://www.suricats-consulting.com/?p=12421

Maturité digitale, canaux de communication privilégiés, impact de la crise sanitaire … Retrouvez toutes les informations sur les pratiques digitales des associations en 2021. 

En collaboration avec Sendethic et Carenews, Suricats Consulting a mené début 2021 une enquête sur les pratiques digitales du secteur associatif en France. Il en ressort que les associations françaises perçoivent très largement le digital comme une opportunité. Elles sont néanmoins encore peu matures dans leurs pratiques digitales.

Les leviers digitaux encore sous exploités par les associations

Selon l’étude, les associations utilisent le digital avant tout pour la communication et la collecte de dons alors que son utilisation pour le recrutement de bénévoles et en mission reste encore sous-exploitée. 

enquete associations utilisation

Parmi les leviers de communication, l’emailing, le site web et les réseaux sociaux (notamment Facebook) sont jugés particulièrement puissants par les associations, tandis qui les leviers de communication traditionnels (marketing postal, SMS et publicité traditionnelle) mais aussi la publicité digitale, sont moins utilisés par les associations quand il s’agit de trouver de nouveaux donateurs et bénévoles ou pour garder le lien vers leur base de contacts existante. 

enquete associations puissance

De la même manière, les associations sont globalement encore peu équipées en outils digitaux. Les outils les plus fréquemment utilisés sont les CRM et les outils de programmation Social Media. 

Image taille moyenne site web

La transformation digitale : une opportunité majeure …

Selon l’étude, 95% des interrogés déclarent que le digital représente une opportunité pour les associations. En même temps, la digitalisation est également très largement perçue comme un levier de transformation des associations. 

enquete associations digital opportunite

La pandémie du Covid-19 semble même jouer un rôle d’accélérateur dans cette transformation digitale, obligeant les associations à initier la digitalisation de l’ensemble de leurs activités, que ce soit la collecte des fonds, les missions métier ou de support.  

Cette transformation s’explique également par le besoin de s’adapter aux pratiques et attentes de la base donateurs des nouvelles générations. Dans un souci de renouvellement de la base donateur, les associations cherchent aujourd’hui à toucher les millénials qui ont des attentes et comportements nouveaux, les obligeant à investir d’autres canaux de communication tel qu’Instagram ou Tik Tok, et de digitaliser davantage la collecte de dons.

… mais freinée par un manque de ressources

Quand on regarde de plus près on se rend compte que l’ensemble des activités des associations est encore loin d’être digitalisé. Alors que 90% des associations utilisent le digital à des fins de communication, seulement la moitié l’utilise également pour la collecte de fonds et uniquement 42% des interrogés déclarent utiliser le digital pour recruter de nouveaux bénévoles. Enfin, seul 35% utilisent le digital dans les missions caritatives.

enquete associations utilisation

Selon les interrogés, la transformation digitale des associations en France se heurte en premier lieu au manque des compétences internes et des moyens financiers, suivi par la résistance interne.

enquete associations freins digitalisation

Les projets digitaux prioritaires des associations en 2021

Selon l’étude, le top 3 des projets prioritaires pour les associations en France sont : la refonte de leur site web, l’amélioration de leur présence sur les réseaux sociaux et l’optimisation de leur CRM. Seulement peu d’associations interrogées n’ont de projet digital prévu en 2021 (2%). 

Téléchargez l'étude complète

Vous souhaitez connaître tous les résultats de l’enquête sur les pratiques digitales des associations en 2021 ? Alors téléchargez l’étude complète en suivant le lien ci dessous.

etude digital associations

Vous pouvez également revoir en ligne le webinaire tenu le 14 avril présentant les résultats de l’enquête ? Retrouvez la vidéo dans l’article dédié au webinaire.

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Équité, diversité et inclusion : les axes de travail de Suricats Consulting https://www.suricats-consulting.com/equite-diversite-inclusion-entreprise-suricats/ Fri, 02 Jul 2021 08:33:48 +0000 https://www.suricats-consulting.com/?p=12221

On vous en parlait dans notre précédent article, en septembre dernier, nous avons organisé chez Suricats un mois de l’inclusion en entreprise afin de sensibiliser les Suricats sur des sujets comme le management inclusif, la prévention de la discrimination, mais aussi en approfondissant sur des thématiques comme le handicap, l’égalité des genres ou encore le racisme et la xénophobie. 

Pour continuer sur cette lancée, nous avons décidé d’écrire collectivement les principes fondateurs de l’inclusion chez Suricats, et les actions prioritaires que nous voulons mettre en œuvre. Et nous souhaitions partager notre démarche avec vous 😉

Avant d’entrer dans le cœur du sujet … Pourquoi parler d’inclusion en entreprise chez Suricats ?

  • Car nous croyons que cultiver la différence et la diversité des points de vue au sein de notre collectif permettra de continuer à le faire grandir et s’enrichir.

  • Parce que nous sommes convaincus que le chemin vers un collectif plus inclusif sera bénéfique à tous, tant aux nouveaux collaborateurs Suricats qu’aux anciens. Améliorer nos modes de fonctionnement, nos outils, nos process sera également un moyen de permettre à chacun de révéler pleinement son potentiel.

  • Car nous voulons apporter notre pierre à l’édifice d’une société plus juste et égalitaire.

Ce que nous avons déjà fait

Cette année, nous avons travaillé sur différents sujets internes autour de l’inclusion et de la diversité, sur trois différents axes.

Sensibilisation et formation :

  • Organisation d’un mois de sensibilisation à l’inclusion, où des Suricats mais aussi des intervenants externes ont pris la parole.
  • Formation de tout le collectif aux principes de l’inclusion en entreprise en partenariat avec Jolokia et Just Different dans l’objectif de mieux comprendre nos biais cognitifs et comment les combattre.

Processus d’embauche :

  • Diversification de nos sources de candidats avec l’aide de Mozaik RH.
  • Revue de nos critères de recrutement et de nos grilles de compétences en conséquence.
  • Revue de notre processus d’onboarding des nouvelles personnes embauchées (et création d’un tout nouveau kit onboarding – cf. photo 😉 )
Kit onboarding

Vie interne :

  • Lancement d’un questionnaire annuel sur le bien-être des collaborateurs prenant en compte le sentiment d’inclusion et la perception de discrimination.
  • Mise en place d’un groupe de travail sur la transparence.

Et pour 2021, notre ambition sera d’aller plus loin en ouvrant le sujet également à l’externe ! 

Nos axes de travail pour l'équité, la diversité et l'inclusion en entreprise pour le collectif Suricats pour 2021

Cette feuille de route repose sur 3 piliers clés qui nous guident, que que nous avons  déclinée en différents chantiers pour 2021 :

  • La non-discrimination : notamment dans notre recrutement et dans la gestion des carrières, afin de participer à un but plus large, la réduction des inégalités sociales.
  • La reconnaissance de la singularité : créer les conditions permettant la reconnaissance de la singularité de chacun, la compréhension réciproque, et la confiance au sein des équipes.
  • La liberté d’expression et d’initiatives : pour que chacun puisse exprimer son potentiel et trouver la voie qui lui correspond le mieux au sein d’un collectif vivant et en constante évolution. 

Pour en savoir plus sur le détail de nos actions, nous vous laissons prendre connaissance de nos axes de travail sous forme d’infographie. 

 Si vous voulez en savoir plus et discuter avec nous du sujet, nos portes sont toujours ouvertes !

Infographie - Axes de travail équité inclusion diversité - Suricats
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Meetup « Entreprendre au Féminin » https://www.suricats-consulting.com/meetup-entreprendre-au-feminin-suricats/ Thu, 03 Jun 2021 08:43:28 +0000 https://www.suricats-consulting.com/?p=11681

Le 27 mai dernier, nous avons organisé notre meetup en ligne “Entreprendre au féminin dans le numérique en 2021”. Il est dans l’ADN de notre collectif d’interroger des problématiques sociétales. En effet, il y a un an, notre cabinet de conseil a engagé des discussions autour de la labellisation B Corp, ce qui nous a amenés à mener différents chantiers en interne autour de la place de l’entreprise dans la société et notamment sur l’inclusion aujourd’hui en 2021. 

L’essence de Suricats Consulting est la transformation numérique. Or, le numérique est désormais un volet important de changement de notre société. Nous avons donc eu le souhait d’interroger la  place de la femme spécifiquement dans le secteur du numérique ; dans le milieu toulousain puisque les locaux de notre antenne toulousaine y sont installés depuis un an. Ce fut l’occasion de découvrir des talents de notre territoire occitan et notamment au travers de l’intervention de deux entrepreneures, Lydwine Gross et Carole Bonnemains. 

Les femmes dans le numérique : une place encore faible

Force est de constater que les femmes occupent de nos jours une place mince dans les métiers du numérique : elles occupent 30% des postes de ce secteur, dont 75% de ces postes sur des fonctions de type support (ressources humaines, marketing, communication). La part des femmes dans les métiers informatiques en 2017  est de 28% et de 11% dans les métiers de la cybersécurité. 7% seulement des start-up françaises sont dirigées par des femmes en 2019. 

Cependant, 61% des femmes sont persuadées du rôle positif du digital pour leur évolution professionnelle et 12% des femmes actives françaises envisagent ou ont déjà créé une entreprise dans le numérique. 

Nous sommes donc dans un période de transition sociétale, transition mise en exergue par nos deux intervenantes, Lydwine Gross et Carole Bonnemains. 

De l’idée, à la création et à la pérennisation de son entreprise

La création 

Comment nos deux intervenantes ont-elles osé se lancer dans l’entrepreneuriat ? Pour Lydwine Gross, c’est d’abord la hiérarchie qui s’est avérée bloquante dans le salariat : insatisfaite de la façon dont elle vivait son métier, elle voulait vivre un managériat plus collectif. De plus, elle souhaitait adhérer avec ses deux cofondateurs à un nouveau modèle économique : créer une solution à valeur ajoutée, des logiciels pour la société civile, ce que ne leur permettait pas leur entreprise. L’entrepreneuriat s’est alors révélé être “un moyen de contourner des problèmes”. 

Carole Bonnemains a ,quant à elle, eu des difficultés à s’épanouir dans le salariat, ayant un profil atypique. Une rencontre avec son manageur chez GFI informatique lui a permis de sortir d’une latence digitale pour se diriger vers des secteurs tels que le Big Data ou l’Intelligence Artificielle. Entreprendre lui a ensuite permis de repousser plus loin les barrières, de s’autoriser à aller plus loin dans le monde du digital et de “conjuguer le verbe oser”. 

Les challenges 

Le financement apparaît comme le challenge principal car les financeurs sont frileux et difficiles à convaincre tant que le projet n’est pas mis en place. 

La pérennisation 

Alors comment faire pour développer /pérenniser son entreprise dans le monde du numérique ?  
Nos intervenantes insistent sur l’humain et l’importance du réseau de personnes qui nous entourent. Seul on va très vite, si on veut aller plus loin, il faut avoir un réseau de personnes plus compétentes que soi-même dans certains domaines, qui nous complètent, nous alimentent et nous tiennent en haleine. S’entourer de personnes avec des compétences techniques et la capacité à accompagner au  changement sont également des éléments clés.  

En plus de l’équipe entrepreneuriale, les réseaux sociaux jouent également un rôle notable. Carole Bonnemains  voit Linkedin comme un outil de gestion de la relation client, révélateur d’opportunités, mais elle n’écarte pas les réseaux physiques qui permettent de partager et de faire du réseautage en présentiel, dans la bienveillance. 

Un digital perçu comme facilitateur

Le digital peut-il être perçu comme facilitateur ? 

Pour Lydwine Gross, le digital peut être perçu comme un grand progrès dans la gestion de la connaissance, notamment au travers de la création de réseaux sociaux scientifiques. Quand il fallait autrefois parcourir la Terre pour assister à une conférence, le digital permet de nos jours de partager facilement les recherches et avancées scientifiques. C’est un accélérateur du savoir énorme. D’autre part, exit l’emploi systématique de gros calculateurs dans les universités, on peut désormais lancer ses calculs  de son ordinateur, de chez soi « dans le cloud ». Il s’agit là aussi d’un changement majeur, d’une démocratisation des  moyens, facilitant d’autant plus la recherche que le coût des calculs massifs diminue.

En ce qui concerne l’articulation vie professionnelle/vie personnelle, Lydwine Gross affirme que le télétravail permet la souplesse dans le quotidien, d’aller chercher ses enfants à l’école tout en organisant sa journée de travail. Pour Carole Bonnemains, télétravailler constitue un gain de temps et d’efficacité. Elle utilise également des applications de sa vie professionnelle dans sa vie privée comme  l’outil Trello. 

Cependant, une vigilance est à apporter quant à l’utilisation des écrans par les enfants. Le numérique permet de se réaliser mais sans accompagnement, il peut mener à la dépendance. Pour Lydwine Gross, l’essence de la connaissance nous provient des livres et Internet ne permet pas de remplacer un moment posé à lire le chapitre d’un livre. Selon Carole Bonnemains, il s’agit avant tout de trouver un équilibre entre activités extérieures et digitales. 

Des femmes qui prennent leur place dans l’entrepreneuriat et le numérique

Au fil de nos échanges, la place de la femme dans l’entrepreneuriat et le numérique est interrogée, notamment au travers des questions de nos auditeurs et auditrices. Nos deux intervenantes témoignent ici de la transition sociétale qu’elles ont vécue et que les femmes vivent de nos jours. 

A la question “Est-ce possible d’obtenir un équilibre hommes femmes dans vos recrutements ?” Lydwine Gross, affirme qu’il est encore difficile de recruter des femmes dans le secteur numérique comme des développeuses, quand Carole Bonnemains ajoute qu’elle s’intéresse avant tout aux compétences et non au  genre. Ainsi, selon elles, les sciences physiques et l’informatique sont souvent vécues comme des milieux masculins, et encore trop peu de femmes se forment sur ces secteurs. Pourtant, pour Lydwine Gross, les sciences  ne sont pas genrées,  et par exemple la physique explique la nature tout autant que d’autres disciplines plus populaires auprès des femmes, comme la biologie. Est-ce alors une question de perception sociétale et/ou d’acculturation ? Des actions auprès de jeunes publics sont certainement à mener pour lever ces clichés. D’ailleurs, de nombreuses initiatives de sensibilisation au secteur du numérique sont menées dans les établissements du secondaire de la région Occitanie pour faire connaître ce secteur et inciter les jeunes filles à s’autoriser à suivre des parcours scientifiques, dans la physique, l’informatique ou la cybersécurité par exemple. 

Les auditeurs et auditrices nous ont questionnés sur la combativité que les femmes doivent mener dans l’entrepreneuriat dans le numérique, ou sur les apports qu’amènent les femmes à ce secteur. Nos intervenantes ont alors parlé de complémentarité des hommes et des femmes dans ce secteur, de construction grâce au binôme homme/femme.  

Les femmes font désormais preuve d’agilité, d’adaptabilité et être une femme n’est plus un facteur bloquant pour entreprendre en France, notamment dans le secteur numérique qui offre une infinité de possibilités. Lydwine Gross et Carole Bonnemains soulèvent la chance d’être une femme en France, pays laissant aux femmes la liberté d’agir, d’entreprendre, de s’exprimer. Selon Lydwine Gross, “quand on est sûre de soi, de son réseau et de son métier, il n’y a aucune raison de ne pas entreprendre. Le côté féminin n’est plus la question”. Pour Carole Bonnemains, “quand on a le réseau et l’idée, il faut se faire confiance”. Carole Bonnemains conseille de bien s’entourer, car le réseau fait les opportunités mais aussi de profiter de tous les MOOC, de toujours s’informer et se former, notamment via des ressources en ligne qui aident à sécuriser les projets (MOOC de la CNIL pour la RGPD, MOOC de l’ ANSSI.)

Pour conclure ce meetup, nos intervenantes ont souhaité passer un dernier message : selon Lydwine Gross ” l’entrepreneuriat c’est la réalisation de soi, c’est se projeter dans sa vie propre pour donner du sens à son savoir” tandis que pour Carole Bonnemains “le monde digital n’est limité que par notre imagination”. 

Les intervenantes du meetup

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 Lydwine Gross

Après un doctorat en Intelligence Artificielle appliquée à l’observation de la Terre, Lydwine Gross part réaliser un post-doctorat aux USA. Elle rentre en France pour réaliser un post-doctorat pour le CNES et opère à Toulouse depuis 15 ans pour le milieu des observations spatiales, pour les laboratoires du CNES puis monte un laboratoire dans une SS2I.  

Le monde du numérique est venu à elle, le numérique faisant partie intégrante du monde des scientifiques : ses outils de travail sont d’abord de gros calculateurs, puis des ordinateurs. 

Lydwine Gros a fondé Pixstart en 2016 avec deux cofondateurs. Pixstart, c’est  l’application de l’Intelligence Artificielle à l’observation physique de la Terre à des buts géostratégiques (gestion des ressources comme les forêts, l’eau, impact des évolutions climatiques sur ces ressources et sur les populations qui en dépendent : affaiblissement, développement de maladies, algues toxiques, insalubrité).

Pixstart rend accessible à la société civile les mesures satellitaires qui sont complexes et extrêmement volumineuses au travers d’outils d’aide à la décision qui présentent ces données transformées en informations accessibles. Ces outils s’adressent à des professionnels travaillant à l’échelle de territoires, tels que les collectivités locales, les agriculteurs, les sylviculteurs, les ONG.

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Carole Bonnemains

Carole Bonnemains a toujours été attirée par le monde de l’informatique. Dès l’adolescence, elle se passionne pour les ordinateurs et les lignes de codes. 

Après un baccalauréat scientifique, elle effectue des études en droit à sciences po, tout en étant béta testeuse pour des jeux vidéos (World of Warcraft). Elle se lance alors dans le côté stratégique du numérique. Une rencontre avec un manager sera décisive, elle se lancera dans des secteurs tels que l’Intelligence Artificielle et le Big Data appliqués au webmarketing. Après un passage en Asie, elle monte MBC Solutions à Toulouse en 2017. Elle se met au service de la digitalisation des entreprises et   offre des conseils pour optimiser les prises de décisions, à la fois dans la communication, le marketing, le recrutement. Elle aide les entreprises à déployer des outils pour simplifier leur quotidien, pour s’inscrire dans l’agilité, soulager la routine et dynamiser l’évolution ;  tout en s’inscrivant dans une démarche mobile first. Carole Bonnemains  intervient également dans des écoles supérieures sur de nombreux sujets tels que le webmarketing, l’IA, le Big Data. Carole Bonnemains aime se définir comme “un couteau suisse du numérique”

Pour aller plus loin :

Nous avons souhaité vous faire part d’initiatives menées dans le domaine du numérique auprès de jeunes publics : 

L’association Elles Bougent possède une antenne Midi Pyrénées. Les actions principales de la délégation sont des interventions de professionnelles en collège et lycée et des visites dans des sites industriels. 

L’association Face à Toulouse comprend un pôle éducation. Une plateforme permet de rapprocher des élèves de collèges de quartiers sensibles d’entreprises de l’aéronautique et de l’énergie notamment pour effectuer leur stage de 3ème et susciter des vocations. L’association organise également des ateliers à la maison de l’orientation faisant intervenir des femmes du secteur numérique, de l’ingénierie, de la cybersécurité un jeudi par mois.   

Le programme Wifilles mené dans le collège Stendhal permet de sensibiliser des collégiennes aux métiers du numérique, de les initier au codage, d’avoir accès à des témoignages de parcours de rôle modèles féminins.  

La fondation C Génial est une association partenaire de notre cabinet Suricats Consulting. Elle fait intervenir des professionnel.le.s de différents secteurs, dont le numérique, dans les classes de collèges et de lycées. Inversement, les professeurs sont invités à s’immerger dans le monde des entreprises à travers le programme “Professeurs en entreprise”. Notre antenne parisienne partage désormais ses locaux avec cette fondation. 

Autres initiatives qui encouragent l’entrepreneuriat féminin :  la création de réseaux d’entrepreneures femmes : 

Nénettes & Co fait partie de la Fédération profem. Cette association propose des programmes de mentorat aux femmes porteuses de projets. 

L’association nationale des Mampreneures présente une antenne toulousaine. Un jeudi par mois, des mamans entrepreneures se réunissent pour du réseautage. 

Les réseaux d’affaires permettent également networking, échanges, recommandations et apports de nouveaux prospects. Citons ici le réseau d’affaires bienveillant du Toulouse Connexion Club.

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Rapport d’impact « Suricats Consulting 2020 » https://www.suricats-consulting.com/rapport-dimpact-2020/ Fri, 07 May 2021 12:09:46 +0000 https://www.suricats-consulting.com/?p=11447

Commençons par un euphémisme : 2020 a été une année particulière.  

Après quelques mois de recul, nous avons regardé dans le rétroviseur et rassemblé quelques moments qui ont marqué le collectif. Cette compilation, c’est notre rapport d’impact 2020. 

Il y a bientôt 1 an, nous avons formulé nos espoirs d’avenir durant notre meet-up « Quel futur souhaitable » . Une fois jeté à la poubelle le présentiel, l’heure de pointe, la pollution et les mauvaises cantines, nous gardions le télétravail, la solidarité, la confiance, la responsabilité et l’engagement de chacun. Un programme ambitieux qui s’écrit dans chaque geste d’aujourd’hui.  

Zoé était au cœur de la fiction « 3 vœux pour un futur sans carbone ». Avec un impact carbone croissant du numérique, nous devons faire notre part pour exaucer ses vœux !  

L’histoire de 2020 nous l’avons aussi écrite avec des entreprises de l’ESS. Avec la fondation Cgénial nous avons imaginé leur nouvelle plateforme Cgénial connect pour faciliter les échanges entre les professionnels et les entreprises. Nous avons sensibilisé et formé le collectif aux bienfaits de l’inclusion. Nous avons accompagné pour la quatrième année de suite l’ONG Solidarités international, mais aussi le Labo-FNAC Darty à construire le site du baromètre du SAV, pour aider Zoé à sélectionner des produits fiable et durable.

L’année 2021 est déjà en train de s’écrire et on continue d’imaginer le futur. Vous pouvez maintenant télécharger notre rapport d’impact 2020, dedans pas d’histoire, mais plein de projets : avec nos ESS et nos clients préférés, avec un collectif qui expérimente toujours sur lui-même. 

Bonne lecture, 

La tribu Suricats  

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En entreprise comme ailleurs, soyez inclusifs ! https://www.suricats-consulting.com/entretien-inclusion-entreprise/ Mon, 03 May 2021 16:50:26 +0000 https://www.suricats-consulting.com/?p=11396

Vous souvenez-vous de la carafe Andy que Margaux vous présentait dans son article sur le design inclusif ?

Dans la foulée, c’était encore l’époque pré-covid où porter un masque n’était courant que sur les pistes de ski, j’étais allé à la rencontre de son créateur, Jonathan Charier. Spécialiste de l’inclusion, fondateur de Pulse & Pulpe, agence de design spécialisée dans l’innovation d’usage, et aujourd’hui actionnaire et membre du comité de pilotage du Reflet, deux restaurants solidaires (à Nantes et à Paris) dont les équipes sont majoritairement composées de personnes porteuses de trisomie 21, Jonathan m’avait partagé sa vision de l’inclusion, en entreprise et en dehors.

Retour sur cet échange fort, qui n’a pas pris une ride avec cette période de pandémie, bien au contraire !

Inclusion (n.f) [social]: processus par lequel des efforts sont faits afin de s’assurer que tous, peu importe leurs expériences et différences, peuvent réaliser leurs potentiels. Une société inclusive est caractérisée par des efforts pour réduire les inégalités, par un équilibre entre les droits et les devoirs.

Jonathan, peux-tu revenir sur l’origine de la création de ton entreprise Pulse & Pulpe, spécialisée dans l’inclusion, début 2012 ?

À l’origine, ça part d’une provocation sur le sujet de mon mémoire de master : les sanitaires. J’avais trouvé un très bon cas d’usage en terme de marketing, innovation et design, et sur lequel peu de choses n’existaient. De fil en aiguille, je réalise un stage dans le secteur, plus précisément sur le marché des sanitaires pour personnes à mobilité réduite. Et je me rends compte qu’il n’existe que des produits sans esthétique et stigmatisants. C’est la base de ma réflexion pour lancer Pulse & Pulpe.
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Et donc, dans la foulée, tu te lances ? 

C’est ça !

Le projet initial était de créer une plateforme liée au design inclusif, destinée à accompagner des designers depuis le financement jusqu’à la commercialisation. Sauf qu’en 2012, le design inclusif en est vraiment à ses balbutiements. Premier pivot donc : on se positionne comme une agence de design dans l’inclusif, en auto-édition.

On s’intéresse notamment aux arts de la table, on donne naissance à la carafe Andy. Puis rapidement, on pivote à nouveau, car l’auto-édition est très consommatrice de capital. On décide alors de garder le concept d’agence industrielle mais pour répondre aux besoins de développement d’autres sociétés.

Et vous vous développez auprès de grands comptes ! Comment est-ce qu’on sensibilise ce type d’organisations à la notion d’inclusion ? C’est quelque chose d’un peu inhabituel pour beaucoup, non ? 

Plutôt oui.

La première étape, c’est la prise de conscience. L’enjeu était de montrer aux industriels ou aux marques qu’on pouvait toucher en même temps des populations de niches et « classiques », avec des produits qui était beaux, inclusifs et pertinents pour tous, donc non stigmatisants.

On parle là, par exemple, des seniors en perte d’autonomie, des enfants en apprentissage de leur autonomie, ou encore des personnes en situation de handicap… Le second enjeu, était de garder le lien avec les produits dits habituels, leurs utilisateurs et leurs usages.

Typiquement, faire un produit inclusif pour le vendre en pharmacie ou en magasin spécialisé, c’est foutre en l’air le concept même de design inclusif. C’est stigmatisant pour le produit comme pour l’utilisateur.

Enfin, le dernier enjeu, majeur, était d’aller au-delà du test. Car si la sensibilisation et l’implication se faisaient bien, à l’époque, on restait trop souvent à l’étape de prototypes.  

Design inclusif - le jeu Shifter créé par Suricats Consulting
Le shifter est un jeu de rôle développé par Suricats. Il met en avant des personas "extrêmes" pour se forcer à prendre en compte leurs besoins spécfiiques lors des phases de conception d'un projet (nouvel objet, service, expérience, processus,...)

Après Pulse & Pulpe, tu arrives chez Suricats…

J’ai découvert Suricats lors d’un atelier de design inclusif. A l’époque, j’allais fermer Pulse & Pulpe (résultat de créances clients jamais payées et d’une conjecture économique compliquée pour les agences). On m’a proposé de rejoindre l’aventure pour apporter mon expérience. J’ai candidaté et, assez rapidement, j’ai rejoint Suricats.  

Par rapport à ton expérience chez Suricats, peux-tu nous faire un retour d’expérience, notamment sur le rapport que nous avons, nous Suricats, à l’inclusion. J’en profite pour mentionner que tu es toi-même porteur d’un handicap…

Oui effectivement !

Pour la petite histoire, j’ai eu un accident de bicross en 1996 qui m’a rendu tétraplégique. J’ai enchaîné les soins et la rééducation pour récupérer autant que possible et j’ai fini par quitter mon fauteuil roulant une petite dizaine d’années plus tard.

Aujourd’hui, je marche, j’ai mon permis de conduire… ça roule quoi ! Je ne pense même plus à mon handicap, même s’il se voit. Je suis comme je suis, et ça pose peu de soucis.

Je pars du principe que c’est un trait personnel comme un autre, et que, dans une relation professionnelle, il n’y a pas lieu de s’arrêter dessus. On peut en parler, mais c’est secondaire par rapport à qui je suis et à mes compétences. Ça n’est tout simplement pas ce qui me définit. 

Et tu penses que parfois les gens y prêtent trop attention ? Qu’ils s’attardent trop souvent dessus ?  

Totalement, oui. Typiquement, chez Pulse & Pulpe, j’étais en charge de la prospection commerciale, et jamais je n’évoquais mon handicap. Mes interlocuteurs ne s’en rendaient compte qu’au moment où nous nous rencontrions, pas avant.

Dans 99% des cas, ça ne posait aucun souci. Et pour les 1% restant… que dire ? On tombe parfois sur des gens étroits d’esprits, à qui ça pose problème. C’est con comme réaction mais tant pis pour ces gens-là !

Plus tard, chez Suricats, un collègue m’a demandé un jour, un peu maladroitement : « Est-ce que tu pourrais téléphoner au client pour le prévenir de ton handicap ? Histoire qu’il n’y ait pas de surprise… ».

Je ne l’ai pas mal pris…mais je ne l’ai pas fait (rires) ! Ce n’était pas méchant mais maladroit. D’autant que mon handicap n’avait aucun impact ni sur la mission ni sur mon travail. 

Si on oublie cette maladresse, as-tu le sentiment d’avoir reçu un traitement différent chez Suricats ? Faisait-on particulièrement attention à toi ? Essayait-on de te ménager ?

Non, pas du tout, et justement, c’était très bien. Le seul traitement de faveur auquel j’avais droit était qu’on me proposait d’aller me chercher à manger (rires). Pas désagréable ! En dehors de ça, j’étais un consultant comme un autre et c’était hyper agréable, il n’y a jamais eu le moindre problème. 

Suite à ces expériences, tu es aujourd’hui actionnaire et au comité de pilotage du Reflet, un restaurant solidaire qui emploie des personnes porteuses de trisomie 21, en salle comme en cuisine…

Oui, je connaissais la fondatrice depuis plusieurs années déjà, j’avais accroché avec le projet. Ce qui est intéressant avec Le Reflet, c’est que l’on a ouvert le monde du travail à la différence, et plus précisément à des personnes porteuses de trisomie 21, pour qu’elles travaillent dans un environnement 100% « standard » ! Et ça, c’est EXTRAordinaire. On est dans l’univers de la restauration grand public, en plein cœur des villes, avec un minimum d’adaptations par rapport à n’importe quel autre restaurant.

Et, que ce soit à Nantes comme à Paris, ça marche, et ça marche même très bien (interview réalisée avant la fermeture des restaurants liée au covid) ! Les clients sont au rendez-vous, les candidats porteurs de trisomie 21 sont (largement) au rendez-vous, et, plus important encore, la satisfaction est au rendez-vous ! A la fois pour les clients et pour les employés.

Quels sont les profils de vos clients  ?

À la fois des personnes sensibilisées au handicap, et monsieur et madame tout le monde. Des personnes qui cherchent une bonne table et à se faire plaisir. C’est ce qui est fort dans ce concept : on met en contact le grand public avec des personnes porteuses de trisomie 21. Et les gens se rendent compte que le travail est fait à la perfection. C’est une prise de conscience et une sensibilisation fortes.

Si on prend un peu de recul, histoire d’avoir une vision plus globale, as-tu le sentiment que le sujet de l’inclusion prend de plus en plus de place aujourd’hui, par rapport à tes débuts en 2012 ?

C’est une tendance de fond qui s’installe, il y a des évolutions rapides (à titre d’exemple, le nombre d’enfants en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire à Paris a augmenté de 80% en cinq ans, bien que l’on parte de loin).

C’est un mouvement incontournable pour des raisons très simples.

La première, c’est évidemment le vieillissement de la population.

La seconde est le vieillissement de l’âge moyen auquel on accède à la parentalité. Plus cet âge augmente, plus le nombre d’enfants porteurs de handicaps augmente.

Enfin, la dernière raison est la prise de conscience croissante des discriminations.  Je parle évidemment des discriminations liées à la couleur de peau, aux religions, aux orientations sexuelles, etc. On observe aujourd’hui une forte volonté de lutter contre ces discriminations.

Malheureusement, au milieu de tout ça, le handicap reste encore un sujet largement tabou où l’on empile les stéréotypes et les idées préconçues, alors que l’on est sur une ségrégation similaire. Typiquement, jamais on ne m’aurait demandé d’appeler un client pour le prévenir que je suis musulman, noir ou homosexuel.

Aux marques et industriels de prendre leur courage à deux mains et de franchir le Rubicon !

Pour aller plus loin...

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Les associations et leurs pratiques digitales https://www.suricats-consulting.com/webinaire-associations-caritatives/ Thu, 15 Apr 2021 07:50:00 +0000 https://www.suricats-consulting.com/?p=11022

Ce webinaire s’est tenu le 14 avril 2021. Organisé conjointement avec Sendethic et Carenews, le webinaire présente en exclusivité les résultats de notre grande enquête sur la maturité digitale du secteur associatif. Le webinaire était également l’occasion d’échanger sur les différentes problématiques du digital spécifiques aux associations grâce à l’intervention de plusieurs speakers. 

Programme du webinaire

Intervenants

Fabrice Perrot : Directeur Logistique Solidarités international ONG engagée depuis plus de 40 ans sur le terrain des conflits et des catastrophes.

Flavie Deprez : Fondatrice et Directrice Générale de Carenews, le média des acteurs de l’engagement, présente quotidiennement l’actualité du mécénat, de l’engagement sociétal (RSE, ISR, DD…) et de l’ESS.

Harilala Rasolondraibe : Responsable digital chez SOS Villages d’Enfants, ONG référente en protection de l’enfance.

Hélène Chahine : Déléguée générale Fondation C.Génial qui a pour mission de promouvoir les sciences, les technologies et les métiers qui y sont associés.

Isabelle Karastamatis : Directrice Générale Nouvelle Cours agence conseil en communication et acteur innovant pour l’insertion des jeunes générations urbaines.

Renaud Douci : Délégué général d’Alliance Urgences collectif de 6 ONG (Action Contre la Faim, Care, Handicap International, Médecins du Monde, Plan International, Solidarités International)

Thierry Berdy : cofondateur et directeur conseil Suricats Consulting.

Vincent Fournout : Cofondateur et directeur conseil Sendethic.

Organisateurs

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Suricats Consulting est un collectif de conseil en transformation digitale qui accompagne ses clients dans leurs projets digitaux. Depuis 2 ans, nous consacrons une partie de notre activité à aider ceux qui aident, associations et organisations de l’ESS.

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Depuis 2006, dès les premiers clients de notre plateforme marketing, nous militons pour un usage responsable des technologies. Notre mission, inscrite dans nos statuts au sens de la loi Pacte 2019, est d’aider les organisations à faire la symbiose entre éthique et performance à travers 5 engagements.

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Depuis presque sept ans, média d’impact, Carenews, entreprise labellisée ESUS (entreprise solidaire d’utilité sociale), a comme mission d’accélérer le développement de l’engagement. Quotidiennement, sur carenews.com, vous pouvez retrouver des informations et des actualités qui vous permettent d’être vous aussi un acteur de l’engagement !

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